UNE CONSPIRATION BATANGA

UNE CONSPIRATION NDOWE(-BATANGA-BANOHO-BAPUKU-IYASSA)


Par Alphonse Mpeke 2020.



EN REPONSE A NDENDE MARTIN SUR SON ARTICLE DANS JEUNE AFRIQUE MAGAZINE : Batanga du Cameroun : du drame au miracle SUR J.A Magasine en ligne.


Frantz Fanon disait déjà que « chaque génération doit, dans une relative opacité, trouver sa mission, la remplir ou la trahir ». Comme beaucoup d’intellectuels africains, je me suis assigné la lourde et ingrate mission de lutter contre toutes sortes de conspirations créées et existantes pour alourdir le travail "reflexionnel" africain dans ma communauté Ndowѐ (Batanga-Banoho-Bapuku-Iyassa)». Lesquelles conspirations plongent dans des confusions, de fausses perceptions, de fausses interprétations et de faux concepts, qui rendent la tache super-complexe, pour la traduction ou production de la connaissance libératrice des peuples africains.


Je me vois dans la contrainte de répondre à l’article « Batanga du Cameroun : du drame au miracle » de Ndendé Martin qui est membre de la communauté Batanga dans la sous-région de l’Océan à Kribi au Cameroun, professeur en droit privé et sciences criminelles à la Faculté de droit et de sciences politiques de Nantes (France) ; Il enseigne également à Tulane (Nouvelle-Orléans, États-Unis) et à Ottawa (Canada). Il est conseiller juridique aux Nations unies. Son article m’a été dirigé par des membres du forum Peuples de l’Océan que j’anime depuis plus de 10 ans sur Facebook et dont les idées et suggestions font bouger la communauté Batanga et Ndowѐ en général.


GAELLE MAHOUVE, CHEF TRADITIONNELLE DU GROUPEMENT DE LOHOVE (Kribi)


Je suis Alphonse Mpeke, membre de la communauté Batanga, enseignant d’université, diplômé et chercheur en science de l’éducation, et du développent des communautés, en psychothérapie, en anthropologie, en histoire, en art-thérapie, artiste et activiste communautaire de développement…à cheval entre le Cameroun et le royaume uni. Je suis le créateur des concepts, Peuples Batanga, Peuples de l’Océan sur Facebook et l’association de développement Peuples de l’Océan. Avant de continuer dans cet exposé, je voudrais qu’on remette en perspective la notion de la conspiration dans laquelle, je situe ma réponse à cet article. Qu’est-ce donc, une conspiration ?


Dans Wikipédia, une définition est donnée dans un article que je vous recommande de lire entièrement par ailleurs, tout en gardant votre esprit critique, qui définit une conspiration comme étant « une entente secrète entre plusieurs personnes en vue de renverser un pouvoir établi, soit une organisation. ». Le terme « conspiration » et ses quasi-synonymes, notamment « complot » et « conjuration », ont fait l'objet de distinctions sémantiques par plusieurs spécialistes de la langue ». Aussi, la page du Centre national de ressources textuelles et lexicales CNRTL, appuis qu’une conspiration est une entente secrète entre plusieurs personnes ou choses personnifiées, en vue de renverser un ordre (qu'il soit représenté par une personne ou un savoir, une valeur). » Toujours, selon le même article de Wikipédia sur le sujet, « Les objectifs d'une conspiration sont variés, ainsi que ses moyens. Le faux témoignage et la rumeur, l'enlèvement, l'attentat, l'assassinat et le coup d'État sont parmi les méthodes les plus visibles et les plus utilisées des conspirations connues. Si un coup d'État nécessite généralement le secret des putschistes, tous les assassinats et tous les attentats ne s'inscrivent pas dans le cadre d'une telle union secrète, et certains peuvent même être individuels. »


Après lecture du brillant article de Martin Ndendé dans l’ensemble, il y a lieu de se poser tout de même quelques questions très élémentaires, d’autant plus que certains passages lui donnent une autre connotation, qui justifient certains de mes doutes, qui aujourd’hui, viennent renforcer ce que j’appelle déjà, la conspiration Batanga (dans le grand ensemble Ndowe). Une conspiration qui enfin, vient prendre corps dans les discussions que j’anime sur les réseaux sociaux (Facebook), et où certains tenants d’une certaine perception de l’histoire de la communauté Batanga, ne cachent plus leur confusion, qui demandent un certain recadrage et des clarifications. De même, il s’est renforcé, des théories déjà conspirationnistes, après que cet article ai été publié, et qui rentrent dans une négation systématique, ou alors dans une volonté de jeter un apport dans la lutte fratricide que connait la communauté Batanga, depuis des décennies pour son exécutif suprême.


MARTIN NDENDE


Martin Ndendé qui est une personnalité très proche de la famille du regretté chef traditionnel de groupement de lohovѐ, Michel Mahouvé, montre son implication dans cette lutte de leadeurship, qui mine la communauté Ndowѐ (Batanga-Banoho-Bapuku-Iyassa), car étant lui aussi, inscrit dans cette dynamique proche de la fabrique des "chefs supérieurs" dans les grands secrets, et sans consultations élargies de la communauté Ndowѐ (Batanga-Banoho-Bapuku-Iyassa) dans son étendue. Voici de son article, quelques coupures qui confirment mon assertion selon laquelle, il est au centre, pour ne pas dire au cœur d’une conspiration qui empoisonne déjà la communauté Ndowѐ (Batanga-Banoho-Bapuku-Iyassa).


D’abord, il commence son article en chanson, tout en envoyant une fleur à Eko Roosevelt (une de nos icones musicales les plus écouté et apprécié dans les radios Funk et World music du monde, (j’en ai fait un article par ailleurs, il y a plus de dix ans). Sur lui, Ndendé Martin écrit ceci : « C’est la voix des Batanga enfin debout ! La voix de l’Histoire et de la vérité qui s’impose au monde et mérite de trouver, d’urgence, une place dans la mémoire universelle ». En fait, Martin Ndendé dans son article, ne s’est pas trompé en inscrivant avec exactitude le rang et rôle d’Eko Roosevelt, qu’il exclut quand même par cette note, de la course de ce leadeurship de chef supérieur des Ndowѐ (Batanga-Banoho-Bapuku-Iyassa).


LE REGRETE MICHEL MAHOUVE, CHEF TRADITIONNEL DU GROUPEMENT DE LOGOHE (KRIBI) ET SON EPOUSE.

Il poursuit l’article en mettant une confusion sur le roi Madola, quand il dit que : « Leur chef, le roi Wilhelm Madola Dimalé, suspecté de trahison, fut auparavant pendu, en même temps que d’autres grands résistants kamerunais. » En réalité, cette phrase brille par une absence de détails qui peut prêter à plusieurs fausses interprétations et conceptions pour nourrir de fausses compréhensions et fausses conceptions, et fausses interprétations et voir de fausses traductions. Chacun peut y aller après des ragots entendus dans des bars ou dans des discussions négationnistes dans les réseaux sociaux comme il l’entend, en fonction de son sentiment, ou son penchant sur x ou y, J’en ai des preuves par ailleurs, qui découlent déjà de cet article sur des discussions que j’anime sur Facebook dans Peuples de l’Océan.


J’avais déjà écrit en 2006 des années avant cet article de Martin Ndendé, une première et la seule approche ou ébauche (incomplète) de l’histoire du Peuple Batanga jusque-là, que j’ai publié sur les réseaux sociaux sous le titre : L’Histoire Emouvante du Peuple Batanga (Alphonse Mpeke 2004) sur le site Peuples Sawa.com et Peupledebatanga sur blog4ever.com et Peuples Batanga en version rééditée (corrigée) aussi sur Peuples de l’Océan. Laquelle ébauche avait pour simple but de provoquer et susciter un regain d’engouement, d’une ouverture non seulement du débat communautaire qui brillait par des mystères et du mysticisme, qui inspirent des tragédies, pour ainsi jeter des bases de reconstruction communautaire, par l’écriture de la riche et éclectique histoire du peuple Ndowѐ (Batanga-Banoho-Bapuku-Iyassa), que jusqu’alors, une certaine classe intellectuelle avait relégué aux calendres grecques.


Cette ébauche historique a été reprise dans de nombreux sites communautaires nationaux et internationaux faisant d’elle, la popularité que je ne lui attendais pas. Elle mettait alors en exergue le rôle clé, qu’a joué le Roi Madola Ma Dimalé pour la communauté Batanga et le prix qu’il paya avec tous les autres, sous la cruauté allemande en 1884. Mais aussi, cette ébauche reconnectait la communauté Ndowѐ a celle de la communauté aujourd’hui reconnue comme les Sawa, dont elle a des liens très étroits méconnues ou ignorés. En plus l’ébauche appelait déjà une certaine réparation pour cette communauté encore sous le traumatisme de cette époque, dont Ndendé décrit brillamment dans son article en prelude du centenaire de la mort tragique du roi Madola et les autres membres de la communautés Ndowѐ sous la cruauté coloniale allemande.


Cela dit, le passage séminal de l’article de Martin Ndendé qui confirme son implication dans une lutte larvée de leadeurship fratricIde Ndowѐ (Batanga-Banoho-Bapuku-Iyassa), maintenant que nous savons pour beaucoup son alignement sur le clan/fraction créé par le regrette chef traditionnel Mahouvé Michel, transparait sur cette affirmation :« Comme je l’écrivais en novembre 2004 lors de l’intronisation de son nouveau chef supérieur, Michel Mahouve III ». Qu’il Introduise des affirmations comme celles-ci dans un média international à grande lecture, est une façon de déporter le débat intercommunautaire sur la place publique et intellectuelle, bien évidemment sur les réseaux sociaux, demande recadrage sur certains points. L’optique était non seulement de montrer son soutien inconditionnel et son allégeance, pour ne pas dire son implication à la conspiration qui visait à faire de Michel Mahouvé, chef de groupement traditionnel, plus que ce qu’il n’était dans le Peuple Batanga et Ndowѐ, de son vivant.



Il a su en revanche, révéler un pan clé de l’histoire de cette communauté, qu’on ne peut pas lui réfuter l’effort dans cet article. Mais l’aspect de la conspiration se justifie lors de la mort tragique en début d’année (janvier 2019) du chef de groupement traditionnel Michel Mahouve dans un accident de la route. La suite de ces évènements a laissé non seulement, toute une communauté et une nation dans la douleur, mais aussi dans la consternation d’autant plus que ce qui allait suivre lors de l’intronisation de la nouvelle « Chef/fe », la fille de Michelle Mahouvé, révélait d’une autre tragédie, et d'une scène digne de film nigérian (Nollywood). Tout ça, est venu confirmer ce que tout le monde ou presque tout bas, qualifiait de « coup d’état » dans l’institution traditionnelle des Ndowѐ (Batanga-Banoho-Bapuku-Iyassa).

PEUPLES DE L'OCEAN: LE RESEAU ASSOCIATIF LE PLUS INFLUENT DE LA SOUS-REGION DE L'OCEAN.


L’assertion de Ndendé est ici, une évidence que beaucoup de Batanga connaissent, mais pour l’honneur collectif, dissimulent, taisent. Michel Mahouvé n’a pas, et n’a jamais été Chef Supérieur des Batanga. Ndendé Martin, par soucis d’honnêté intellectuelle doit corriger cette gravissime erreur, qui crée la confusion dans l’entière communauté Batanga en pleine recherche d’un nouveau souffle, pour se reconstruire sur des bases honnêtes et vraies, afin de se libérer ainsi, des jougs des conspirations qui confisquent la création d’une connaissance collective communautaire. Il verse ainsi dans une guerre intestine à peine larvée, qui empoisonne le développement de la grande communauté Ndowѐ (Batanga-Banoho-Bapuku-Iyassa), prise aux pièges des tactiques pour de petits intérêts d’une clique et non d’une communauté. Le titre de nouveau ou la nouvelle chef/fe traditionnelle a été passé à Gaelle Mahouvé, dans des conditions que toute la communauté connait, qui est désormais après tout, la « Chef/fe » traditionnelle et non « reine » comme, on peut lire par ailleurs ici et là sur les réseaux sociaux, et sur la toile, renforçant ainsi la confusion et rendant la tache de la reconstruction de cette communauté plus complexe .


Si Martin Ndendé dit que sa voix « C’est la voix des Batanga enfin debout ! La voix de l’Histoire et de la vérité qui s’impose au monde et mérite de trouver, d’urgence, une place dans la mémoire universelle », moi je dis plutôt que son approche doit trouver une résonance dans une certaine volonté de dire les choses comme elles sont, avec un peu plus d’exactitude, d’ honnête, si non apporter des justifications et des éléments probants qui font de Michel Mahouve le Chef supérieur des Batanga, pour enfin taire des polémiques qui créent plus la division dans la famille Ndowѐ (Batanga-Banoho-Bapuku-Iyassa), paralysant ainsi, le développement sain et cohérent de cette communauté, qui a tant à offrir au Cameroun et au monde. Nous devons réunir nos efforts intellectuels pour construire et non sombrer dans des considérations de chapelles qui réduisent tous efforts de regain d’honneur et de crédibilité dans le doute, la confusion, sur non seulement, l’appréciation de notre histoire, nos héros, mais aussi sur certains de nos intellectuels qui ont plus brillés depuis par la recherche du pouvoir et de la domination sur toute la communauté, par tous les moyens montrant ainsi, qu’elles étaient leurs priorités.


Nous ne pouvons pas bâtir notre communauté dans l’absence totale de considération des lois mêmes qui régissent nos institutions traditionnelles/nationales Cameroun. Lire ce type de déclarations entièrement fausses de la part d’un juriste de cette trame a laissé plus d’une personne dans la communauté Ndowѐ (Batanga-Banoho-Bapuku-Iyassa) et dans l’administration locale et centrale dans une déception certaine. Nous espérons lire des publications de cet acteur clé du développement de notre communauté et sous-région pour édifier les jeunes générations et non fabriquer des clans de conspirationnistes qui plongent des jeunes dans un obscurantisme sans précédent, a en lire certains sur les réseaux sociaux. Je m’arrête lâ pour le moment, nous avons à dire sur la reconstruction de notre communauté ou je l’invite, non pas seulement sur les conspirations que je démontre et dénonce, pour qu’elles soient moins toxiques à grande échelle !


Réf :

Mpeke, A (2006) L’histoire émouvante du peuple Batanga, Peuples Sawa

http://www.peuplesawa.com/fr/bnnews.php?nid=185&vip=0&sites=278 (Consulte ce 15/01/2020).

Ndendé, M (2017) Batanga du Cameroun : du drame au miracle. Jeune Afrique Mag.

https://www.jeuneafrique.com/mag/323694/societe/batanga-cameroun-drame-miracle/(consulte

ce 15/01/2020)

Wikipédia (201) Conspiration/ Wikipédia.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Conspiration (consulte ce 15/01/2020)

CNRTL (2020) Conspiration. Centre National des Ressources Textuelles et Lexicales. https://www.cnrtl.fr/definition/conspiration (consulte, ce 15/01/2020)

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