ANNIE ANZOUER : UNE DIVA AU COEUR DE VELOURS


Le Cameroun regorge d'artistes pleins de talents. Mais elle, elle a plus que le talent...Elle a ce supplément d’âme, ce quelque chose qui fait d'elle l'unique artiste qu'elle est. C'est pour cette raison que nous sommes allés à sa rencontre histoire de lui voler un moment d'indiscrétion, ouvrir son cœur, pour lui chaparder quelques secrets et découvrir qui se cache derrière cette dame qui hante nos jours et nuits avec sa voix envoutante, dans des chansons dont la dimension sociale et psychologique pour nous transporter dans une thérapie qui dévoile à peine ses pourtours.


Pour ses trente ans de carrière musicale, elle conçoit et donne vie à un album avec dans son céans, des chansons qui ne nous laissent pas sans réagir, tellement elles sont poignantes, puissantes et touchantes.

Nous avons pris le plaisir d'écouter ce nouvel opus, qui situe l'artiste sur une autre dimension sociale de son travail. Une grande dimension dans un rôle qui échappe à beaucoup d’autres artistes : un album apaisant, qui parle de la paix, qui pleure et vous fait pleurer pour la paix de notre cher et beau pays le Cameroun.


Pour les nombreux fans dans les réseaux sociaux, ceux du triangle national et du monde entier, en ces moments ou les leaders d'opinion et autres artistes prennent la parole pour tenter d’apaiser les esprits, son nouvel album donne un autre ton.


Tout le plaisir nous revient donc de faire cette interview à l’icône unique du Cameroun, nous l’avons rebaptisé : “ LA DIVA AU COEUR DE VELOURS”. Suivez l’interview et vous saurez pourquoi.


PEUPLES DE L’OCEAN : (PO) :


(1) Bonjour /Annie ! Nous sommes flattés de l'opportunité que tu nous offres de te voler quelques indiscrétions sur ton travail musical et hors musical. Comment tu te portes en ce moment ?


ANNIE ANZOUER : C'est moi qui vous remercie d'avoir pensé à moi. Pour dire vrai, je me porte comme le Cameroun en ce moment ; donc un peu dans une zone de turbulence, un peu dans la peur.


(2) PO : Un nouvel album, a un moment ou une tourmente s'attaque au monde musical camerounais à l'étranger. Dites-nous !


AA : Mon nouvel album, je le prépare depuis plusieurs mois maintenant. Cet album est conçu pour marquer mes 30 ans de chansons, donc rien à voir avec ce qui se passe à l'étranger en ce moment.


(3) PO : Où te situes-tu par apport à tout ça ? "Sardinades" et "tontinards", tu es où dans ces stéréotypes qui montrent la profondeur du malaise grimpant dans notre société Camerounaise ?


AA : sincèrement, je suis très choquée et j'en profite pour dire mon ressenti. J'ai vécu pendant de longues années en France, et si j'ai décidé de retourner vivre dans mon pays, ce n'était pas sans ignorer les difficultés qui m'y attendaient. Je me suis juste posé une question : Annie, où es-tu le plus utile à ton pays ? Ma réponse était d'une évidence absolue. Et depuis que je réside à Douala, la meilleure chose que j'ai faite a toujours été d'accepter les enfants, orphelins, ou déshérités dans mon humble demeure et Dieu sait que la majorité des enfants hébergés et que je continue d'aider, comme par Hasard 80% ne vienne même pas de la région donc je suis originaire. La question que je leur pose est celle-ci : Qui vous a dit que je n'aimerais pas avoir une couverture maladie ? Mais qui vous a dit que je n'aimerais pas avoir une belle maison ? Qui vous a dit que je n'aimerais pas avoir une belle voiture ? Pensez-vous que lorsque j'ai pris la décision de rentrer vivre au Cameroun, je ne connaissais pas les réalités de mon pays ? Je ne sais pas si l'opposition m'a un jour invité et j'ai refusé. Si le gouvernement m'invite, j'ai le loyer à payer, les enfants qui ne sont même pas les miens à nourrir comme si cela ne suffisait pas, vous voulez m'enlever ma seule façon d’exister !!! La seule chose que je voudrais vous dire c'est que souffrez d'accepter les gens qui pensent différemment de vous. Moi Annie ANZOUER je ne serais jamais esclave des biens de la terre, et je vais même continuer à aimer, à tendre la main aux autres sans chercher à savoir d'où ils viennent. La haine et la division n'ont pas le pouvoir de passer par moi.


(4) PO : Ton album a des titres qui montrent une certaine maturité, et un patriotisme que ceux qui te suivent reconnaissent. Parle nous de ce qui te traverse l'esprit quand tu composes chaque chanson ? et ce que chacune d'elles représentent pour toi.


AA : Je ne sais pas comment expliquer l'amour que je porte pour mon pays. Lorsque je compose cette chanson que j'ai baptisé aujourd'hui "You are Mya Brother" il y a six ans, elle s'intitulait " i want to see You Bamenda" qui était une version plus festive. C'est avec ces évènements malheureux dans la zone dites "Anglophone" que j'ai eu l'idée de la rendre mélancolique. Alors oui je me suis entourée d'une équipe très jeune pour ne pas être trop éloignée des sonorités actuelles avec cet album, je souhaite commémorer mes 30 ans de chansons. Ce dernier sera baptisé AWA qui veut dire merci en langue KWASSIO, vous avez déjà 2 singles du dit album sur YouTube : 1-YAWEH, 2-YOU ARE MY BROTHER.




(5) PO : Tu as su adapter ta musique au temps et aux nouvelles sonorités africaines du moment tout en restant là même avec la même volupté et la même séduction, le même charme et la même volonté de perfection. Que doivent retenir les jeunes femmes qui te suivent, qui aimeraient être des Annie Anzouer, que leur dirais tu ici sur ton secret pour être toujours si constante ?


AA : Avec ma petite expérience, je peux me permettre de dire aux jeunes que je n'ai jamais essayé d'être quelqu'un d'autre, je suis toujours restée ouverte aux autres, ne jamais arrêter de bosser et de croire en soi, même si on n’hésitera jamais de vous tirer vers le bas. A force de fermer la porte aux autres, on s'enfermera soi-même.


(6) PO : Notre interview arrive à sa fin. Nous te remercions pour t'être prêtée au jeu et nous avoir livré quelques derniers de ta carrière musicale et de ton action sociale au Cameroun. Beaucoup de succès à ton nouveau projet musical et tes autres activités sociales. Nous jouons déjà quelques extraits sur la bande de notre page officiel sur la toile. Un dernier mot aux nombreux fans en ce début de fin d’année à vos fans de peuples de l’Océan, ceux du monde entier et bien d’autres.

AA : je vous aime et prenez soins de vous !

Peuplesdelocean.org/

(7) PO : Chapeau l'artiste et à bientôt !

A.A: C’est moi qui suis ravie.

© UNE INTERVIEW POUR LE MAGAZINE - PEUPLES DE L'OCEAN/ DECEMBRE 2018 Réalisée par Alphonse Mpeke.

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